dimanche 10 novembre 2013

Les grands principes du régime hypotoxique

C'est bien beau tout ça, mais que peut-on manger lorsqu'on suit le régime hypotoxique?

Au final, ce n'est pas très compliqué.  Il ne faut plus consommer aucunes céréales, aucun produits laitiers (que ce soit de la vache, chèvre ou tout autre animal), rien de cuit au-dessus de 110°C (ça j'avoue... je ne le fais pas toujours car c'est bien beau la cuisine mijotée, mais on s'en lasse n'est-ce pas!), rien fait de sucre blanc et évidemment, aucun junk-food ou "cochonneries" habituelles.  Il faut en quelque sorte faire un retour aux origines alimentaires.  Le bio est grandement conseillé, on s'en doute.

Oui, ce régime est QUELQUE CHOSE.  Mais je vous le dit, lorsque les douleurs disparaissent, on s'en fout (du moins... presque toujours!) de faire tous ces sacrifices, surtout qu'à la longue, on finit quand même par s'habituer.

Pour avoir la liste des aliments permis et interdis, je vous recommande cette page du site de Jacqueline Lagacé.

Comme il est quand même important de comprendre la logique derrière une diète pour rester motivé et faire de meilleurs choix, voici les bases de la diète inventée au départ par le Dr. Seignalet.

(source: http://www.passeportsante.net/)
Le concept
Le Dr Seignalet croit que le mauvais état de l'intestin grêle joue un rôle dans de nombreuses maladies. Selon ce qu’il avance, la muqueuse intestinale, lorsqu’elle devient trop perméable, laisse passer dans la circulation sanguine des macromolécules issues des aliments ingérés. D’après lui, la perméabilité de la muqueuse intestinale s’expliquerait par des facteurs génétiques (carences enzymatiques, allergies) et environnementaux (gluten, protéines du lait et composés issus de la cuisson à haute température) ou à la prise fréquente de substances chimiques comme les antibiotiques.
Les macromolécules qui se retrouvent dans le flux sanguin perturbent l’organisme, selon Jean Seignalet. Alerté, le système immunitaire envoie une réponse inflammatoire, ce qui peut être la cause des maladies auto-immunes (polyarthrite rhumatoïde, sclérose en plaques, etc.). 
L’organisme peut neutraliser ces particules alimentaires jusqu’à une certaine limite. Une surcharge peut en effet mener à ce que Seignalet appelle l’encrassage cellulaire, et aux maladies d'encrassage qui y sont liées (cancer, fibromyalgie, dépression, diabète de type 2). 
Cela peut aussi entraîner un trop-plein dans les organes qui évacuent les déchets de l’organisme (foie, reins, peau, poumons, etc.). D’où l’apparition, d’après ce médecin français, de maladies d’élimination.

Dans tous les cas, l’auteur juge que son programme alimentaire peut restaurer la muqueuse intestinale et empêcher l’apparition d’un bon nombre de maladies.

Les six grands principes du régime Seignalet
1. Exclure les laits d’origine animale
Exclure les laits d'origine animale (vache, chèvre, brebis) et leurs dérivés (beurre, fromage, crème, yogourt, crème glacée), ainsi que tous les produits contenant entre autres ingrédients de la poudre de lait.

Le Dr Seignalet voit plusieurs raisons pour lesquelles le lait ne convient pas aux adultes : sa fonction première est de faire engraisser un bébé animal en quelques mois, ses protéines sont allergènes et sa teneur en calcium est trop élevée. Il contient en outre beaucoup d'hormones. Aussi, précise-t-il, plusieurs adultes ne produisent plus de lactase, l’enzyme qui décompose le lactose (glucide du lait).

2. Exclure les céréales « modernes » 
Exclure blé, maïs, seigle, orge, avoine, kamut et épeautre. Il s'agit de céréales contenant du gluten — à l’exception du maïs — et dont les formes actuelles ont été obtenues par sélection, transplantation, hybridation ou modification génétique. Le Dr Seignalet les appelle les « céréales mutées ».

Il recommande d’éviter ces céréales ainsi que tous les aliments qui en sont dérivés (pain, pâtes alimentaires, pizza, gâteaux) parce qu’ils sont difficiles à digérer. Les céréales contenant du gluten pourraient entraîner chez certaines personnes des intolérances et des réactions auto-immunes comme la maladie coeliaque. À son avis, seuls le riz, le sarrasin, le sésame et le quinoa seraient acceptables.

3. Exclure les produits cuits à une température supérieure à 110 °C (230 °F)
Le Dr Seignalet conseille de consommer surtout les aliments crus ou, au besoin, de les cuire à une température inférieure à 110 °C afin de limiter la dénaturation des nutriments entraînée par la chaleur — dont les vitamines, les oméga-3 et la plupart des antioxydants. À une température plus élevée, des composés chimiques qui ne sont pas nécessairement assimilables par l'organisme peuvent apparaître, selon lui. Les modes de cuisson suggérés : à l'étouffée ou à la vapeur. Éviter surtout la cuisson au four à micro-ondes qui produit une agitation thermique extrême.

4. Exclure les huiles extraites à chaud ou cuites. 
Selon le Dr Seignalet, les procédés industriels de fabrication des huiles et des margarines — solvants, raffinage, décoloration, désodorisation — sont susceptibles de les dénaturer. Il propose de remplacer le beurre, la margarine et les huiles raffinées par de l’huile d'olive vierge, de l’huile de colza, de l’huile de noix et de l’huile de noisette issues de l'agriculture biologique. Il conseille aussi de manger régulièrement des poissons des mers froides pour leur apport en acides gras oméga-3 (AEP et ADH).

5. Consommer des aliments biologiques. 
Le Dr Seignalet recommande de privilégier les aliments certifiés biologiques pour tirer avantage de leur qualité nutritionnelle et pour limiter les risques potentiels associés aux pesticides.

6. Prendre un supplément de vitamines et de minéraux. 
Les besoins en nutriments d'un individu malade sont plus élevés que ceux d'un individu sain, et l'alimentation ne peut leur fournir. Les suppléments de vitamines, de sels minéraux et d’oligo-éléments font partie intégrante du programme nutritionnel du Dr Seignalet. Ce dernier recommande aussi la consommation quotidienne de ferments lactiques, des bactéries qui auraient une action bénéfique sur la flore intestinale.

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